Les 20 ans du Chœur d’oratorio de Paris.
Créé en 1989, le Choeur d’oratorio de Paris fêtait en l’église Saint-Eustache à Paris ses vingt ans d’existence. Et quoi de mieux pour célébrer l’occasion que de donner ces fleurons du grand maître du répertoire d’oratorio que sont les trois Psaumes de Mendelssohn ? Dirigé par son fondateur Jean Sourisse, le chœur, qui a déjà enregistré ces œuvres il y a quelques années (ADF/Studio SM), les rejoue ce soir avec ce mélange de chaleur et de charme qui lui appartient.
Dès le lumineux psaume 115 « Nicht unserm Namen, Herr » écrit par un Mendelssohn âgé de 21 ans, on note la grande homogénéité des pupitres et le soin apporté à la clarté prosodique. Plus solennel et dramatique, le Psaume 95 « Kommt, lasst uns anbeten » de 1840 met en valeur l’élégance et l’engagement palpable de chacun jusque dans les puissantes interventions solistes du baryton Christophe Einhorn et de la soprano Shigeko Hata.
On aurait pu craindre une certaine monotonie dans ce concert qui déroulait trois œuvres sœurs d’un même compositeur ; il n’en fut rien : Jean Sourisse varie à loisir les nuances du troisième Psaume, le célèbre Psaume 42 « Wie der Hirsch schreit » qui se pare de couleurs d’une étonnante tendresse. Bien accompagné par l’Orchestre Léon-Barzin qui se révèle être un partenaire de choix tout au long de la soirée, ce concert-anniversaire souligne avec faste le beau travail effectué par le Chœur d’oratorio de Paris depuis maintenant vingt ans.
Laurent Vilarem
La Lettre du Musicien
Juin 2009
Présentation du concert par Jean Sourisse
« Le génie de Félix Mendelssohn (1809-1847) – quoique universellement reconnu – a longtemps été relativisé par certains esprits chagrins qui ne retrouvent pas en lui ces tourments et cette mélancolie propres au Romantisme Allemand, dont il est pourtant l’un des plus brillants représentants.
Profondément imprégné du classicisme de Bach, proclamant ouvertement son bonheur, son optimisme et sa foi, Mendelssohn est en fait un homme de synthèse, recueillant l’héritage du passé sans jamais cesser d’être lui-même et un homme de son temps. Le bicentenaire de sa naissance nous donne l’occasion de découvrir qu’il reste un Grand parmi les Grands.
Merveilleux orchestrateur, connaisseur comme nul autre du pouvoir émotionnel de la voix humaine, grand croyant connaisseur des Ecritures, c’est peut-être dans ses Psaumes pour soli, chœur et orchestre qu’il donne le meilleur de lui-même. Ces chants de louange d’un lyrisme rayonnant respirent le bonheur et sont empreints d’une grande Spiritualité.
….Une musique qui nous aide à mieux vivre ! »
Jean SOURISSE







