La musique suit le poème ponctué de ses fameux « zig et zig et zag » : minuit sonne au cimetière. La mort saisit son violon et de son talon, frappe en cadence sur une tombe. Celle-ci s’ouvre, laissant apparaître les squelettes qui, au son d’un air lugubre de la Mort, se mettent bientôt à danser sur un rythme endiablé. L’on entend alors claquer les os.
Mais le coq chante, tout le monde fuit, et, en hâte, la réunion macabre regagne son tombeau. On entend les douze coups de minuit lorsque la Mort accorde son violon.
Suit une valse lente dans laquelle s’insère une variante ironique du Dies irae, puis jaillissent les cliquetis des squelettes qui s’entrechoquent sur un rythme infernal. Des sonorités sarcastiques mènent ce sabbat démoniaque, et soulignent le caractère ironique de la partition, l’une des plus réussies de Saint-Saëns. Lui-même en fera une autocitation ironique en tête des « Fossiles » du Carnaval des animaux.


